Brian Ciesa et Guillaume Gobert, conseillers numériques, nous parlent de leurs usages de La Base

Thématique(s) : Inclusion numérique
Type(s) de média : Interview Parole de conseiller
Le 07/02/2024

Alors que la nouvelle version de La Base, Les Bases du numérique d’intérêt général, sera déployée à compter du 31 janvier, Brian Ciesa et Guillaume Gobert, tous deux conseillers numériques, nous parlent de leurs pratiques sur la plateforme.

Vous êtes utilisateurs de la première version de La Base. Comment vous servez-vous de cette plateforme ?

B. C. : Je n’en ai pas un usage quotidien, je l’utilise quand j’ai le temps de renseigner une nouvelle ressource. Si j’essaie de l’utiliser comme ressourcerie le plus possible, je ne le fais pas suffisamment par rapport à ce que j’aimerais faire. Je vois ça comme un outil pour m’aider à m’organiser et comme un site ressource. Quand j’ai une problématique ou que je cherche une ressource que je n’ai pas, je vais chercher dans La Base. Souvent, c’est quand je suis un peu dans l’urgence, en plein accompagnement, et que j’ai besoin de trouver une ressource. Mais c’est aussi lié au fait que je sais qu’il n’y a pas beaucoup de ressources.

G. G. : Au départ, en tant que conseiller numérique, j’avais eu un lien vers la ressourcerie mais je ne la trouvais pas ergonomique. J’ai découvert lors du NEC National à Lens la nouvelle version (La Base) qui m’a interpellé : la présentation qui a été faite donnait envie ! Quand j’ai regardé, j’ai été assez agréablement surpris de l’ergonomie et de la possibilité de facilement rajouter des supports. Personnellement, je n’utilise pas directement les supports mis à disposition. J’aime bien avoir mes propres supports. Généralement, je fais donc une recherche, je pioche des éléments qui m’intéressent et je crée des supports à partir de ça. C’est ça ma première utilisation. Dès que je fais un support que je pense finaliser et prêt à être utilisé, je le publie de deux manières : je mets à disposition les PDF pour éviter les problèmes de mise en page ainsi qu’une version animée pour que le support puisse être utilisé directement lors d’un atelier.

Quel(s) intérêt(s) voyez-vous au partage de ressources à l’échelle nationale ? Quels sont les inconvénients ou les problèmes que vous avez pu rencontrer ?

G. G. : Il y a vraiment une utilité : les supports sont faits pour être partagés à nos bénéficiaires, c’est certain, mais c’est aussi bien de les rendre accessibles à toutes et tous. C’est une question de bon sens et de partage ! Je ne dirai pas que j’ai rencontré de gros problèmes ou d’inconvénients. Pour autant, je pense qu’il y a des améliorations à apporter sur l’interface et sur l’ergonomie de la plateforme.

B. C. : Pour l’instant, je trouve ça quand même long et fastidieux de créer des ressources. Je ne peux pas le faire tous les jours. C’est dommage, car j’aurais bien voulu en faire un instrument pour recenser tous mes outils et toutes les ressources que je peux trouver en ligne. Si l’outil était plus simple d’accès, je pourrais davantage m’en servir.

Qu’attendez-vous de la deuxième version de La Base ?

B. C. : Beaucoup de choses. Déjà, la simplification de la navigation, notamment entre bases, fiches et collections. Ensuite, l’amélioration du moteur de recherche et des filtres, qui ne sont pas très pratiques pour le moment. D’un autre côté, je souhaiterais que la création de contenus soit plus simple, notamment en ce qui concerne l’indexation de ressources.

G. G. : Pouvoir savoir en un clin d’œil la qualité du contenu publié. Aujourd’hui, il y a des ressources répertoriées qui nous emmènent vers un lien, qui nous renvoie vers un autre lien, qui parfois ne mènent à rien ou à pas grand-chose. À côté, il y a d’autres ressources beaucoup plus qualitatives, mais qui sont présentées au même niveau. Il faudrait avoir une vérification du contenu plus poussée qui permettrait de repérer facilement les « bonnes » fiches.

Pour ça, les évaluations et la notation, c’est très efficace : ça certifie, ça donne un gage de qualité. On ne le fait pas assez, alors que la fonction existe ! Mais, c’est vrai que ça peut décourager de devoir remplir trop de choses. Sans aller dans un système « pouce levé » et « pouce en bas », trop binaire, il faudrait réfléchir à 2-3 critères d’évaluation, mais ne pas en faire trop non plus. Le risque, c’est de perdre les gens qui veulent évaluer.

Ces retours et témoignages, très précieux, ont notamment permis à l’équipe des Bases de travailler à une nouvelle version de la plateforme. Le fil rouge de cette refonte ? La simplification : simplification de la navigation dans les contenus disponibles, de la création de compte et de la production et de l’éditorialisation de ressources.

Tout en conservant l’architecture globale de la plateforme, l’équipe des Bases a cherché à faciliter et à rendre plus accessibles toutes les actions jusque-là possibles. Et ce n’est pas fini !

En 2024, la plateforme Les Bases continuera d’évoluer, notamment pour intégrer un système d’évaluation et de recommandations des ressources simplifié mais complet.

Vous souhaitez rejoindre Les Bases du numérique d’intérêt général ? Cliquez ici pour découvrir la nouvelle version de la plateforme, son interface allégée et sa navigation simplifiée !

En cas de questions et de suggestions, n’hésitez pas à contacter l’équipe des Bases à l’adresse : lesbases@anct.gouv.fr ou à faire un retour directement sur le site avec le bouton « Je donne mon avis » !

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